Quels vœux pour 2018 ?

12mai-0322L’an dernier, pour sacrifier à ce rituel saisonnier, je formulais le souhait qu’en 2017, « puisse renaître une vraie gauche digne de ce nom  —c’est-à-dire, sans compromission avec le  marché, la finance ou l’eurolibéralisme—  et qu’elle prenne toute la place qu’elle doit occuper dans l’espace politique national. » C’est peu dire qu’affirmer que je n’ai pas été exaucé… Alors qu’oser espérer de cette nouvelle année ? Lire la suite

Publicités

Revenir aux fondamentaux

Nous vivons une époque à la fois passionnante et décevante. Passionnante, car nous avons sous les yeux l’Histoire en marche : nous sommes parvenus au terme du modèle capitaliste qui ne se survit que par des expédients financiers dans la fuite en avant d’une mondialisation de plus en plus injuste et cruelle, irrespectueuse des hommes et de la planète. La rupture s’impose comme une nécessité vitale, le temps du changement est venu, là est l’aspect exaltant de la période, mais cette exaltation reste bien amère, car l’offre alternative est décevante, confuse, loin de l’importance des enjeux et pour tout dire, peu convaincante, si peu même que l’échec concret du capitalisme ne l’empêche pas de perdurer dans l’organisation de l’économie, dans sa mainmise sur le personnel politique de l’appareil d’Etat tandis que sa domination idéologique reste sans vraie concurrence sur les représentations sociales. Lire la suite

Du rififi à Plaisir…

Le 18 octobre dernier s’est tenu la réunion du conseil municipal, avec, à l’ordre du jour, quelques points importants, dont le rapport de la Chambre Régionale des Comptes d’Île-de-France sur la gestion de la Ville et deux motions, l’une sur la ligne 18 du métro du Grand Paris, dada de Pécresse qui ne concerne pas notre ville et l’autre sur la désertification médicale dont il était temps que l’équipe municipale prenne conscience faute d’avoir su anticiper la désastreuse situation actuelle. Ajoutons une modification de la carte scolaire, peut-être de pure routine, mais, sans faire de procès d’intention, il faut toujours être vigilant dans une commune où la tendance est à la fermeture des écoles de proximité. Lire la suite

Rentrée difficile

Famine-3375

Retour difficile à ce blog. Ce ne sont pourtant pas les sujets qui manquent, juste l’énergie. Jusque là, j’étais mu par l’indignation, la colère, la révolte qui m’amenaient à les extérioriser, à leur donner une forme verbale. Maintenant, je n’éprouve plus que du dégoût. Et le dégoût ne s’extériorise guère, sinon sous forme de vomis… Je vomis ces « modernes » et suffisants petits chefs mal rasés qui se disent « en marche » comme je vomis l’extase quasi-mystique qui « soumet » des militants parfois sincères aux manœuvres retorses de leur grand prêtre. Les uns et les autres ne se caractérisent à mes yeux que par l’esbroufe, l’arrogance et l’opportunisme. Lire la suite

Ne nous fâchons surtout pas…

la mort et le néant
image piquée à la JC Pyrénées Atlantique*

Je poursuis là, vous l’aurez compris, la série de billets que j’ai entamée sur les relations PCF-FI, et au-delà, sur tout ce qui devra se faire pour reconstruire une force efficace, bien de gauche —dans une acception non dévaluée du terme, à l’opposé de ce qui  fut, hélas,  le cas ces dernières années avec les profondes ambiguïtés d’un PS à la dérive.  Quand j’écris « ne nous fâchons pas » je n’entends évidemment pas qu’il faille glisser les désaccords sous le tapis, les mettre entre parenthèses au nom d’une nécessaire stratégie commune et refouler les épisodes catastrophiques de ces derniers mois : ce passé litigieux hanterait le présent, pourrirait l’avenir et se traduirait par une méfiance et un ressentiment réciproques stérilisant toute action.

Lire la suite

Continuons à parler de ce qui fâche…

Regarder ensemble dans la même direction ?

Suite probablement au billet précédent, j’ai été invité par un ami à lire la « Lettre ouverte à Pierre Laurent » d’un jeune insoumis yvelinois. Outre le ton un peu trop outrecuidant de cette adresse, j’ai été interpelé par ce qui me semble être une grande faiblesse théorique : le raisonnement ne m’a paru régi que par des préoccupations de communication.  J’ai donc placé un commentaire sur le blog en question, mais une dizaine d’heures après, il est toujours en attente de modération par l’administrateur du blog, ce qui ne laisse de m’étonner. Enfin, pas vraiment, puisqu’il a, par ailleurs, publié un autre billet entre temps… Lire la suite

Parlons de ce qui fâche…

DSC_1474Le débat a commencé sur Facebook, mon interlocuteur est un jeune militant de la France Insoumise, que les habitués plaisirois de ce blog connaissent bien puisqu’il figurait sur notre liste municipale en 2014, il se fera connaitre, s’il le souhaite, en commentaire.  Je choisis de poursuivre et si possible d’élargir à d’autres intervenants la discussion ici, pour deux raisons : la première est qu’il est temps de « crever l’abcès » —j’entends par de mettre au clair et en mots— nos désaccords pour en débattre sur le fond en passant outre la polémique et le légitime ressentiment ; la seconde est qu’il faudra bien, à partir de là rétablir des bases saines d’un nécessaire rassemblement. Lire la suite

Des législatives piégées

carrosse-5396

Les prochaines élections législatives devraient constituer une étape importante dans le phénomène de décomposition-recomposition de notre paysage politique. Et d’autant plus importante qu’en dépit de l’émerveillement surjoué des flagorneurs assidus des journaux télévisés et si l’on omet Chirac 2002, Emmanuel Macron,  aura été le président le plus mal élu depuis la fondation de la 5ème République : il n’a réuni sur son nom que 18,2 % des électeurs inscrits, soit 10 % de moins que Hollande en 2012. Et encore faut-il considérer que 11 % des personnes en âge de voter ne sont même pas inscrites sur les listes électorales ce qui rabat le choix positif de la population réelle à 16 %… Mais non, mais non, ile ne faut jamais prendre en compte ces chiffres réels : il sont trop révélateurs de notre faux-semblant de souveraineté du peuple ! Lire la suite

Le mirage de la nouveauté…

Dessin de Babouse paru dans l’Huma du 23 mai 2017

Les « gens » veulent, dit-on, du « nouveau » : de nouvelles têtes, de nouvelles formes d’action… je mets des guillemets à « gens », car il s’agit plutôt des éditocrates qui pensent pour le grand nombre, parlent à sa place, et finissent, hélas, par lui faire penser et dire ce qu’ils lui inculquent.  Je mets aussi des guillemets à « nouveau » car ce ne sont souvent que l’arrière-garde de vieilles resucées dont on a juste ripoliné la façade avec les couleurs pimpantes de la modernité-merdonité… Lire la suite