2022

Dessin de Babouse paru dans l’Humanité Dimanche du 18 mars 2021

Nous allons parler, vous l’aurez compris, de la prochaine élection présidentielle. Ce dessin de presse, à sa façon, illustre parfaitement l’impasse dans laquelle les institutions peu démocratiques de la Vème République nous ont conduits. La constitution de 1958, née dans le contexte particulier de la crise liée à la guerre d’Algérie nous a imposé un régime qui, après une séquence plébiscitaire liée à la large adhésion à la personnalité du général De Gaulle, a mené à la sous-représentation d’une très importante partie de la population et à une alternance toujours décevante entre une droite ordo-libérale et une prétendue gauche sociale-libérale : la parenthèse d’espoir de 1981 à 1983, s’est soldée par l’abandon de toute ambition de transformation de la société au profit d’une vision de modération limitée des excès du capitalisme : le progrès social, la conquête de nouveaux droits démocratiques cédaient le pas devant les petits aménagements destinés à rendre supportables l’exploitation et l’inégalité. C’est cette vision qui a mené la « gauche » de Rocard en Strauss-Kahn, de Hollande en Moscovici, jusqu’au petit condottiere actuellement à l’Élysée, c’est-à-dire à conduire une politique clairement de droite.

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La ligne éditoriale

J’ai regardé sans enthousiasme l’émission politique « Vous avez la parole » [VALP] d’hier soir qui opposait Gérald Darmanin à Marine Le Pen sur la loi concernant le « séparatisme » et qui, selon les commentateurs, constituait le premier débat préalable à l’élection présidentielle. J’ai, comme tout ceux qui l’ont suivie, entendu Léa Salamé répondre à Alexis Corbière « vous n’allez quand même pas remettre en cause la ligne éditoriale de l’émission… » et cette réflexion m’a interpelé : pourquoi faire un tabou de la façon dont un débat est organisé ? Jean-Luc Mélenchon avait justement remis en cause cette ligne et refusé au dernier moment de participer au débat avec Olivier Véran, en octobre dernier. Cela amène naturellement à une seconde question : quelle est donc le rôle de cette ligne éditoriale ? Et la réponse nous conduira inévitablement au cœur de l’appareil idéologique qui tend à formater notre représentation du monde, ou, plus exactement en l’occurrence de la vie politique nationale.

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Unité municipale & démocratie participative…

La mère Noel ?

Le bulletin municipal de ce mois de janvier nous réserve la surprise d’une « tribune conjointe cosignée des 3 groupes« . Il est vrai que la tribune de début d’année est traditionnellement consacrée aux vœux, exercice assez formel de bienveillance obligée, mais est-ce à dire que des vœux ne sont pas politiques ? Certes non. C’est sûrement un coup adroit de Mme K qui, profitant de la pandémie à un moment où elle est vivement contestée pour avoir transformé Plaisir en grand Disneyland commercial, affiche une unité municipale de façade devant à la crise sanitaire. Autre coup, l’annonce de la mise en place d’une pseudo-démocratie participative…

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Légitime violence

vu à la manifestation du 22 mars 2018

Dans le dernier billet, j’évoquais la fascisation rampante de notre société à travers la remontée depuis les égouts de l’Histoire de thèmes nationalistes, racistes, chauvins et haineux. Je citais en particulier les enquêtes concernant le vote des policiers à l’élection présidentielle : plus de 80% de ceux-ci avaient voté Le Pen, Fillon ou Dupont-Aignan, et même 67% des policiers en activité pour la candidate du Rassemblement national.

Cela ne veut pas dire que la Police en tant qu’institution soit fascisante : elle est statutairement républicaine. Mais à coup sûr ce chiffre établit que la composition humaine de ce corps n’est pas à l’image du pluralisme idéologique de la société. C’est bien aussi ce qu’a traduit involontairement la phrase révélatrice du Préfet Lallement qui a répondu à une manifestante des Gilets jaunes : « Nous ne sommes pas du même camp, Madame ». La Police aurait donc un camp…

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La résistible remontée du fascisme

En voilà un titre alarmiste et une illustration que d’aucuns jugeront probablement abusive ! Pourtant il y a un faisceau (sans jeu de mots) d’indices concordants qui ne manquent d’être inquiétants : retour d’un nationalisme chauvin, désignation de boucs émissaires, accommodement progressif à des privations de libertés, violences policières, atteinte au droit à l’information, tout cela et d’autres choses encore circulent sous des formes diverses dans l’air du temps, au prétexte du terrorisme islamiste —qui est aussi une forme de fascisme— ou de la pandémie qui est une justification facile de privations de libertés. Il serait caricatural cependant de voir là un complot politique conscient, il s’agit plutôt d’une insidieuse mutation culturelle qui peut mener à de nouvelles formes de fascisme.

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Triste Péribois !

Bon, je sais, les jeux de mots sur les noms, c’est facile et pas vraiment de bon goût, mais comme il a largement lui-même passé les limites de la correction, je m’y autorise ! J’ai donc été attristé de lire sur Facebook ce commentaire de Tristan Péribois, ou attristant Péribois, si vous préférez, (EELV, membre de la liste centriste du TAF) :

Flash info ! JP Romani s’allie à la Droite ! Ce blogueur du Contrepoint avait passé la campagne des Municipales à accusé [sic] la liste de Gauche citoyenne d’entretenir des accointances avec le Centre. Baron de pseudonyme, il milite pourtant aujourd’hui aux côtés de la présidente du groupe d’opposition du Centre et de la Droite. Faites ce que je dis pas ce que je fais : parole de communiste !

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Conseil municipal du mercredi 23 septembre !

Plaisir : ville-nature avec ses vaches en plastique !

Demain soir se tiendra la réunion mensuelle du Conseil municipal. Pour des raisons sanitaires, elle ne sera pas publique, mais seulement retransmise sur le site de la Ville par internet. Cela se comprend, mais aussi tombe à pic alors que la contestation concernant les nuisances du centre commercial s’enfle et que les habitants du quartier auraient pu souhaiter intervenir, d’autant qu’aucun point les concernant ne figure à l’ordre du jour actuel…

Nous ne pourrons être présent physiquement à la séance, mais rien ne nous empêche d’accueillir les élus à l’entrée de la salle du Conseil avec quelques pancartes et l’expression écrite de notre sentiment de Plaisirois en colère sur nos masques de protection, comme le cri muet d’une population que nos élus ne veulent pas entendre !

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Des améliorations ?

On parle de nous dans la presse…

« Toutes les Nouvelles » de la semaine, en date du mercredi 16 septembre, relate l’entretien qu’ont eu quelques habitants de l’Aqueduc avec le journaliste Alexandre Marqué qui s’est aussi rapproché de la Compagnie de Phalsbourg et de la Ville au sujet des nuisances créées par le Centre commercial bien mal nommé « Mon Grand Plaisir ».

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Mon grand Plaisir… Que faire ?

Le dernier week-end n’a pas montré une grande amélioration des problèmes liés au centre commercial. Il nous faut maintenant penser les suites de notre action sans nous laisser endormir par de vagues promesses : seuls les résultats concrets et rapides importent !

La pétition lancée juste avant le week-end atteint les 130 signatures, cela peut sembler peu eu égard au 30 000 habitants de Plaisir, mais il s’agit à 90% des seuls habitants du quartier et ne sont comptabilisées que les signatures via internet. C’est donc un engagement rapide et conséquent qui montre combien les riverains sont excédés.

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Pétition

Voies bloquées, piétons en danger : Mon Grand Paisir !

Pétition à l’adresse de :

• Mme Kollmannsberger, Maire de Plaisir,

• M. le Directeur du centre « Mon Grand Plaisir »

Nous, habitants, travailleurs et usagers de la Ville de Plaisir, exigeons que tous les aménagements de voirie soit mis en œuvre sans délai afin que la Ville ne soit plus l’otage du centre commercial « Mon Grand Plaisir » qui vient d’ouvrir ses portes.

En effet, nous avons pu constater que la circulation était gravement perturbée, tant sur la RD 11 que sur la RD 30 avec un embouteillage qui remontait sur deux voies jusqu’à 5 km du rond-point.

D’autre part, la sortie du parking sur la rue Pierre Maitre et la petite place Ida Nudel n’est pas conforme au schéma qui avait été soumis aux habitants et a pour conséquence de bloquer totalement le quartier de l’Aqueduc-Nord, en particulier les habitants de la rue Pierre Mendès-France, alors qu’il avait été publiquement déclaré par Mme le Maire qu’en aucun cas la vie du quartier ne serait perturbée par la circulation.

Par ailleurs, le parking souterrain s’avère insuffisant les jours de d’affluence et les véhicules se rabattent de façon anarchique tant sur les voies limitrophes que sur le parking vétuste d’Auchan, le surchargeant et menaçant la circulation des piétons.

Tout ces faits suscitent émotion et colère chez les riverains qui n’accepteront pas que cette violence qui leur est faite perdure et prendront s’il le faut toute disposition qu’ils jugeront efficace pour y mettre un terme.

Je signe

Un collectif citoyen ?

Le mécontentement général se manifeste sur les réseaux sociaux, par des initiatives individuelles, par le bouche-à-oreille… Cela ne suffit pas.

Il nous faut nous constituer en une force collective suffisante pour être un interlocuteur conséquent tant de la municipalité que des dirigeants du centre commercial et de la compagnie de Phalsbourg.

C’est pourquoi, indépendamment de toute orientation politique (même si nous, nous en avons clairement une) nous vous appelons à constituer ce collectif citoyen et sommes prêts à mettre nos moyens  à sa disposition pour peser sur les décisions qui concernent immédiatement notre vie de tous les jours !

Mais il faut savoir que rien ne se fera sans l’engagement de tous et que seulement notre nombre et notre résolution à ne pas nous laisser faire, pourra contraindre la mairie à agir et les promoteurs à réviser leur organisation.

Recours juridiques, manifestations sur la voie publique, interpellation de personnalités politiques… Toute action sans violence aux personnes doit être envisagée, mais nous ne devons pas laisser s’établir un état de fait qui perturbe la circulation dans toute la ville et rend un quartier invivable. Imaginons seulement ce que cela donnerait au moment des fêtes de fin d’année si nous ne sommes pas capables de nous unir pour y mettre un terme !

Si vous êtes intéressé et souhaitez être tenu au courant, remplissez le formulaire ci-dessous.

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